Diététique

 

La diététique au service de la santé du footballeur

Le footballeur devrait savoir l’importance de la diététique avant la préparation de toutes compétitions ou entraînements.

Le footballeur doit respecter les grands principes de son alimentation afin de répondre aux besoins physiologiques. Son organisme est mis à rude épreuve, il est donc indispensable de lui apporter certains réflexes alimentaires si il souhaite réaliser de bonnes performances. Les efforts fournis par un footballeur pendant les entrainements et les compétitions ont des conséquences  directes sur l’organisme, ce qui nécessite dans ce cas une bonne phase de récupération. Un footballeur qui est soumis à des mouvements intensifs doit s’hydrater après l’effort pour compenser les pertes en sel minéraux et en eau. Afin de bénéficier d’une nutrition équilibrée, il devrait consommer des repas composés au moins de glucides et de protéines. Ceci favorisera son organisme de reconstituer un stock de glycogènes.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Sources :    Mis à jour par Paule Neyrat, Diététicienne le 13/08/2009

Créé initialement par Paule Neyrat, Diététicienne le 26/02/2002

Il ne fait aucun doute que les personnes qui ne fument pas, conservent leur poids idéal, ont une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes et une activité physique régulière sont beaucoup moins victimes des maladies cardio-vasculaires. On croule sous les études scientifiques de toutes sortes qui le démontrent.

  • Dès les premières années de la vie
  • Prévention alimentaire
  • La prévention : un tout

Dès les premières années de la vie

La prévention des maladies cardio-vasculaires devrait commencer dès l’adolescence et même dès l’enfance, âges où l’on prend de bonnes habitudes alimentaires et d’hygiène de vie qui ont toutes les chances de perdurer ensuite. Elle est alors de la responsabilité des parents. Dans cette prévention, l’alimentation est capitale car les plaques d’athérome peuvent se déposer très tôt, même dans de jeunes artères. La pratique d’un sport ou d’une activité physique fait aussi partie de cette prévention dans la jeunesse : elle est un des facteurs de la stabilité du poids et elle limite ou empêche l’habitude du tabac. Il est évident que cette prévention doit se poursuivre tout au long de la vie.

Prévention alimentaire

La prévention des maladies cardio-vasculaires s’exerce dans l’assiette avec un régime équilibré, calqué sur le fameux régime méditerranéen qui fait depuis longtemps ses preuves. Du fait de cet équilibre, l’alimentation n’apporte pas trop de lipides riches en acides gras saturés, ni de cholestérol, ni de sel. Comme elle est riche en fruits, en légumes, en céréales, elle contient ainsi suffisamment de fibres, de sels minéraux, de vitamines et donc d’antioxydants protecteurs. Cette alimentation équilibrée empêche de prendre du poids et d’être victime d’obésité et/ou de diabète gras. Dans cette alimentation protectrice, on peut inclure deux ou trois verres de vin rouge chaque jour et l’utilisation raisonnable d’huile d’olive comme corps gras dont les effets protecteurs ont été démontrés depuis de nombreuses années.

La prévention : un tout

La prévention des maladies cardio-vasculaires est un tout car tous les facteurs de risque se mêlent et les moyens de prévention également. Ainsi, si l’on pratique régulièrement un sport, si l’on n’oublie pas les élémentaires principes d’hygiène de vie, on a moins de chance, de prendre du poids, donc de devenir obèse et / ou d’être victime du diabète gras, d’avoir un cholestérol et une tension trop élevés (sauf si hypercholestérolémie et hypertension sont d’origine héréditaire), de fumer beaucoup car le tabac réduit la capacité respiratoire, de devenir alcoolique, de subir les effets néfastes du stress.

Sources :    Mis à jour par Paule Neyrat, Diététicienne le 13/08/2009
Créé initialement par Paule Neyrat, Diététicienne le 26/02/2002

 

Nutrition 4

Compléments alimentaires et nutrition sportive : 6 idées reçues

Boissons énergétiques, barres de récupération, protéines en poudre mais aussi vitamines, oligo-éléments ou acides aminés… Ce sont les compléments alimentaires les plus couramment utilisés dans la nutrition sportive. On les pense réservés aux haltérophiles ou aux marathoniens, mais ils peuvent être utiles ponctuellement pour tous ceux qui ont des objectifs sportifs, veulent garder la forme ou prennent soin de leur ligne…

  • Idée reçue n° 1 : Les compléments alimentaires sont pour ceux qui ne mangent pas équilibré
  • Idée reçue n° 2 : La nutrition sportive est réservée aux sportifs de haut niveau
  • Idée reçue n° 3 : La nutrition sportive sert seulement à prendre du muscle
  • Idée reçue n° 4 : La nutrition sportive peut servir à perdre du poids
  • Idée reçue n° 5 : La nutrition sportive, c’est du dopage !
  • Idée reçue n° 6 : Les produits pour sportifs sont risqués pour la santé

Idée reçue n° 1 : Les compléments alimentaires sont pour ceux qui ne mangent pas équilibré

Faux. Le monde des compléments alimentaires est très vaste, mais pour savoir à qui ils s’adressent, il faut d’abord comprendre de quoi il s’agit !

Un complément alimentaire, comme son nom l’indique, sert à combler un manque spécifique non apporté par l’alimentation et/ou à isoler un nutriment dont on a réellement besoin. Par exemple, si vous manquez de vitamines, vous pourriez être tenté(e) d’augmenter votre ration de fruits et de légumes au-delà de l’apport journalier recommandé, mais dans ce cas vous ingéreriez aussi les glucides qui sont contenus dedans. Grâce à un complément alimentaire, vous ciblez uniquement les vitamines dont vous avez besoin et n’apportez pas à votre organisme de calories superflues.

Idée reçue n° 2 : La nutrition sportive est réservée aux sportifs de haut niveau

Faux. Malgré une alimentation saine, chaque personne, même non sportive, sera confrontée au fil des saisons à des périodes de stress ou de fatigue accrue, de convalescence suite à des maladies, de régimes restrictifs ou d’écarts alimentaires ponctuels. Dans ces situations, l’alimentation quotidienne n’apportera pas forcément les vitamines, oligo-éléments ou les nutriments en quantités nécessaires au bien-être du corps.

D’autres situations particulières peuvent nécessiter la prise de compléments alimentaires : les fumeurs, les femmes qui ont un projet de bébé, les personnes âgées, les patients traités par certains médicaments. Dans ces cas, il ne faut pas hésiter à en parler à un nutritionniste ou à son médecin pour prendre conseil. Quant aux sportifs réguliers, le recours aux compléments alimentaires pourra se faire dans le cadre de leur entrainement ou de leur participation à des compétitions, selon leurs objectifs et leurs ressentis et en fonction de leur dépense énergétique.

Idée reçue n° 3 : La nutrition sportive sert seulement à prendre du muscle

Faux. Mathieu Viscuso, co-fondateur de Fitness Boutique, explique : « Il existe plusieurs types de nutriments, selon le profil de la personne, sa pratique du sport et les objectifs désirés :

  • les protéines et acides aminés (poudres, boissons…) : pour ceux qui souhaitent améliorer leur récupération physique et reconstituer leur fibre musculaire après une séance, ou gagner en puissance et en masse musculaire ;
  • les protéines d’assimilation lente (poudres) : pour aider à diminuer l’apport calorique et augmenter l’effet de satiété dans les périodes de régime alimentaire ;
  • les glucides lents (gâteaux à préparer, boissons…) : avant un entrainement ou une course d’endurance ;
  • les glucides simples (boissons, barres…) : ils sont le carburant du corps et permettent de maintenir la performance pendant l’effort et donc d’en augmenter la durée. Ils sont souvent associés à des sels minéraux et de l’eau dans les boissons isotoniques, qui limitent la déshydratation de l’organisme durant une séance d’endurance et permettent l’apport de glucides rapidement absorbés.

A ces nutriments de base peuvent être ajoutées des vitamines, des minéraux, ou encore des principes actifs de phytothérapie, qui agiront sur l’énergie, le métabolisme, le confort articulaire, la digestion ou encore la perte de poids. »

Idée reçue n° 4 : La nutrition sportive peut servir à perdre du poids

Vrai. A condition de respecter une alimentation équilibrée et une bonne hydratation, certains produits de nutrition sportive peuvent aider à garder la ligne durablement. Les poudres contenant des protéines à assimilation lente, comme la caséine, servent à augmenter l’effet de satiété et ainsi à diminuer l’apport calorique quotidien en évitant le grignotage. D’autres produits sont des alliés minceur, comme les brûleurs de graisse, qui augmentent le métabolisme de base, autrement dit la dépense énergétique quotidienne de l’organisme. Les plus connus sont le guarana, le thé vert et le café. Les CLA, ou acides linoléiques conjugués, permettent aussi d’éliminer plus naturellement les mauvaises graisses.

De plus, malgré la pratique d’un sport régulier, certaines personnes ont du mal à perdre du poids. Dans ce cas, la L-Carnitine peut aider à brûler plus de calories pendant l’effort, en accélérant le métabolisme des graisses.

Idée reçue n° 5 : La nutrition sportive, c’est du dopage !

Faux, à condition d’être vigilant ! Mathieu Viscuso : « La réglementation relative aux produits dopants est très stricte en France, mais de nombreuses substances interdites étant en vente sur internet, il y a des points de vigilance à connaître.

  • Premièrement, il est bon de savoir que tous les compléments alimentaires autorisés à la commercialisation sur le sol français sont certifiés sans substance dopante. Il faut donc faire attention aux sites internet étrangers et aux sites qui n’ont pas de point de vente physique sur le territoire !
  • D’autre part, la norme AFNOR NF V94-001, lorsqu’elle est apposée sur le produit, garantie l’absence de produit dopant. »

Idée reçue n° 6 : Les produits pour sportifs sont risqués pour la santé

Faux. Il n’y a aucune contre-indication à prendre des produits de nutrition sportive si vous êtes en bonne forme et n’avez aucune maladie chronique. Dès lors que vous avez un souci de santé, il est toutefois indispensable de demander son avis à votre médecin et d’avoir son accord.

Il faut aussi rappeler que ces produits ne constituent pas des substituts de repas, mais des compléments alimentaires, dans le cadre d’une alimentation équilibrée, et qu’il ne faut jamais dépasser les doses recommandées ! Dans tous les cas, il faut prendre conseil auprès d’une personne qui connaît vraiment la composition de ces produits, soit dans un magasin spécialisé soit en pharmacie.

 

Article publié par Dr Magalie Le Bihan, Pharmacien le 01/04/2016

Sources : D’après un entretien avec Mathieu Viscuso, co-fondateur de Fitness Boutique

Nutrition 2

Sportifs : manger plus de fruits et légumes !

L’activité physique augmente les besoins en micronutriments.

Compte tenu de ce phénomène, on estime qu’environ cinq sportifs sur six consomment trop peu de fruits et légumes.

  • Vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres micronutriments…
  • Quels sont nos besoins en micronutriments ?
  • Des besoins en micronutriments qui augmentent chez les sportifs
  • Une salade d’antioxydants

Vitamines, minéraux, oligo-éléments et autres micronutriments…

Parmi tous les micronutriments présents dans les fruits et légumes, les plus connus sont les vitamines, les minéraux et une série d’autres métaux plus rares, que l’on regroupe sous l’appellation d’oligo-éléments et qui, tous ensemble, ne représentent qu’un pourcentage infime du poids du corps. A leur propos, on utilise parfois l’expression « éléments traces ». D’autres familles peuvent encore être apparentées à ces micronutriments comme les fibres végétales, par exemple, qui sont reconnues pour leurs effets sur le transit intestinal ; les « flavonoïdes » que l’on trouve dans le thé, le vin, le chocolat ; et toutes les autres substances antioxydantes tirées des fruits et des légumes.

Quels sont nos besoins en micronutriments ?

Pendant des années, on a évalué nos besoins en micronutriments sur la base de dosages biologiques. On se reportait aux tables de composition qui répertorient les teneurs en vitamines, minéraux et oligo-éléments des différents aliments et, après comparaison des habitudes de consommation, on estimait le risque plus ou moins important de carence. Mais c’était sans compter les pertes occasionnées lors du stockage, de la cuisson ou de la conservation des aliments. Bref, connaître le niveau de ses apports en vitamines et oligo-éléments par ce biais était et sera toujours assez aléatoire.

Des besoins en micronutriments qui augmentent chez les sportifs

De plus, il faudrait aussi tenir compte des besoins spécifiques de chaque individu et notamment de son exposition plus ou moins forte aux radicaux libres que l’on produit à chaque fois qu’une réaction physiologique implique l’utilisation d’oxygène. Il arrive effectivement que des atomes d’O2 échappent aux filières chargées de les contenir, ce qui entraîne la formation de molécules très réactives et instables. Ces radicaux libres sont à l’origine de nombreuses pathologies qui touchent les cartilages, les tendons, les muscles, etc.

Les sportifs sont particulièrement concernés. Pendant l’effort, ils augmentent évidemment leur consommation d’oxygène et, inévitablement, une fraction de ce gaz extrêmement toxique sert à la production de radicaux libres. En soi, la réaction n’a rien de particulièrement inquiétant. Au contraire, les attaques radicalaires participent d’une certaine façon au renforcement de l’organisme. Mais des problèmes peuvent survenir si le système de défense se trouve débordé. Or, pour bien fonctionner, celui-ci doit faire appel à différents micronutriments dits « antioxydants » comme la vitamine C, le sélénium, le zinc, la vitamine E, la provitamine A.

Une salade d’antioxydants

Considérant tout cela, on aurait effectivement tendance à encourager la consommation de ces substances par les sportifs. On trouve sur le marché quantité de « compléments alimentaires » qui font la part belle à ces antioxydants. Mais de l’avis général, il vaut mieux les puiser dans leurs habits originaux de fruits ou de légumes et, plutôt que de chercher la santé en pharmacie, avoir ses habitudes chez la marchande des quatre-saisons !

 

Sources :  Mis à jour par Isabelle Eustache le 05/09/2013
Créé initialement par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 26/07/2005

Nutrition