Visite Médicale et Prévention

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La visite médicale est indispensable avant la pratique de toute activité sportive, et plus particulièrement le domaine du football. En plus de l’examen clinique, trois autres examens sont indispensables:

-L’électrocardiogramme

-L’échographie cardiaque

-L’épreuve d’effort.

visite medicale

Afin d’éviter les complications des maladies cardiovasculaires à long terme, la plus efficace solution en terme de prévention est le dépistage précoce.

Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/04/2015

A quoi sert le dépistage ?
Un seul facteur expose au risque et peut suffire à provoquer une maladie cardiovasculaire. Mais la conjonction de plusieurs facteurs chez une même personne multiplie ce risque.
Il est donc essentiel de lutter contre le maximum de facteurs de risque pour prévenir les maladies cardio-vasculaires.
Ainsi, connaître les facteurs de risque auxquels vous êtes personnellement exposé contribue à une meilleure prévention des maladies cardiovasculaires. En effet, il est souvent possible d’agir sur la plupart de ces facteurs de risque et de les contrôler, notamment en respectant des règles d’alimentation et d’hygiène de vie simples.
Grâce à quelques tests simples, disponibles à l’officine, votre pharmacien conseil peut vous aider à identifier vos facteurs de risque et définir avec vous les mesures à prendre pour réduire ce risque.
Les dépistages possibles
Vous pouvez en particulier bénéficier d’un test de dépistage en matière de :
• Cholestérol
• Glycémie / Diabète
• Hypertension
• Obésité abdominale / Surpoids

Taux de cholestérol : objectif du test
L’objectif de ce test est d’identifier le taux de cholestérol total de votre sang, à jeun ou non. Le cholestérol est un constituant indispensable de nos cellules et du métabolisme de nos hormones stéroïdiennes. Il fait partie des lipides (graisses) contenus dans le sang. Son excès dans le sang doit amener à rechercher, sur prescription médicale, une anomalie du profil lipidique. Ce dosage plus fin, réalisé en laboratoire d’analyse biologique, permet de distinguer le mauvais cholestérol ou LDL-Cholestérol, du bon cholestérol ouHDL-Cholestérol. Le dépistage est indispensable car l’excès de cholestérol n’entraîne aucun symptôme.

Cholestérol : repères & chiffres clés
7 millions de personnes ignorent qu’elles ont trop de cholestérol. Aujourd’hui le taux de cholestérol total (LDL-C + HDL-C) admis est de2 g/l ou moins, soit 5,18 mmol/litre.
En laboratoire d’analyse, si vous n’avez aucun autre facteur de risquecardiovasculaire, votre bilan lipidique sera considéré comme normal si :
• le LDL-Cholestérol *est inférieur à 1,60 g/l*
• le HDL-Cholestérol* est supérieur à 0,40 g/l*
• les triglycérides* sont inférieurs à 1,50 g/l*

C’est à votre médecin traitant de fixer la valeur de vos taux personnels en fonction de vos facteurs de risques et de vos antécédents familiaux.

Diabète : repères & chiffres clés
Le diabète toucherait 3 millions de personnes en France.1 million de personnes ignorent qu’elles sont diabétiques…
Le chiffre normal de la glycémie est de 1 g/l à jeun.
• Au dessus de 1,26 g/l à jeun et au-dessus de 2 g/l à n’importe quel autre moment, je peux être considéré comme diabétique.
• Au dessus de 1,40 g/l non à jeun, une prescription médicale s’impose pour une mesure en laboratoire d’analyse médicale.

Quels sont les risques liés à un test positif ?
Le diabète est considéré aujourd’hui comme une véritable maladie cardiovasculaire, responsable de l’obstruction progressive des artères, puis de redoutables complications comme une crise cardiaque voire un Accident Vasculaire Cérébral.
L’excès de glucose dans le sang pendant plusieurs années a un effet toxique et peut également endommager :
• les yeux (jusqu’à rendre aveugle),
• les reins (jusqu’à entraîner une insuffisance rénale chronique imposant une prise en charge par rein artificiel ou greffe rénale),
• les nerfs dont ceux des membres inférieurs pouvant entraîner des ulcérations des pieds et des amputations.

Les risques du diabète

Le glucose dans notre organisme
Le glucose est un sucre que l’on retrouve dans le sang. Il est utilisable par l’organisme et en représente ainsi le principal « carburant ».
Il provient soit des glucides (sucres) de notre alimentation, soit d’une production par le foie à partir des acides aminés (constituants des protéines) et des lipides (graisses).
Tous nos organes ont besoin de cette source d’énergie pour fonctionner. Au niveau de certains organes tels que le foie, les muscles ou les tissus graisseux, le glucose peut être stocké pour un emploi ultérieur.

Le diabète
Test diabète : Première partie
• J’ai plus de 45 ans : Oui / Non
• Je suis sédentaire : Oui / Non
• J’ai soif la nuit : Oui / Non
• Je suis fatigué(e) : Oui / Non
• J’ai toujours faim : Oui / Non
• Je cicatrise mal : Oui / Non
• J’ai du cholestérol : Oui / Non
• J’ai de l’hypertension : Oui / Non
• J’ai un surpoids : Oui / Non

Si vous avez répondu OUI à l’une de ces questions, TESTEZ-VOUS, en passant à la deuxième partie.

Deuxième partie : évaluez votre risque de diabète
• Tour de taille
• Homme > à 101 : Oui / Non
• Femme > à 87 : Oui / Non
• Un de vos parents a-t-il un diabète ? : Oui / Non
• Avez-vous un surpoids net ? : Oui / Non
Calculez vous même votre IMC : (Poids en kg. Taille en mètre). Calcul de votre indice de masse corporel = Poids / (Taille)2. Si votre IMC est supérieur ou égal à 30, c’est un cas d’obésité.
• Pour les femmes : avez-vous eu un enfant de poids de naissance > à 4,5 Kg ? : Oui / Non

Si vous avez une ou plusieurs réponses positives, passez à la troisième partie.

Test diabète : Troisième partie

Contrôlez la présence de sucre dans l’urine
Pratiquez un auto-test sanguin (Résultat > à 1,26)
Si une des réponses est POSITIVE, Parlez-en à votre médecin.

Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 21/01/2016

Le diabète est une maladie métabolique qui se définit par une augmentation constante du taux de glucose dans le sang (hyperglycémie).
La glycémie reflète l’équilibre entre les entrées de glucose dans la circulation sanguine et son utilisation par les cellules des différents organes.
On parle généralement de diabète lorsque l’on constate à deux reprises, une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/l.
La normale se situe entre 0,80 et 1,10 g/l à jeun.
Le diagnostic est le plus souvent fait après un contrôle de la glycémie lors d’une prise de sang demandée par le médecin chez un patient présentant un facteur de risque (diabète type 2) :
• Antécédents familiaux,
• surpoids,
• sédentarité,
• hypertension artérielle,
• excès de cholestérol,
• femme ayant accouché d’un enfant de plus de 4 kilos
• …
sont autant de raisons de rechercher un diabète.

Ce contrôle de la glycémie sera répété tous les trois ans, voire tous les ans en présence d’un facteur de risque afin de détecter précocement toute anomalie. L’excès de sucre dans le sang est dû à un manque d’insuline dans le sang ou à une perte d’efficacité de celle-ci.
L’insuline est une hormone qui permet aux cellules de l’organisme d’assimiler le glucose sanguin et de l’utiliser. Elle est sécrétée par les cellules ß du pancréas.
Si l’insuline est déficiente, au lieu d’être transformé en énergie ou mise en réserve, le glucose s’accumule dans le sang provoquant alors une hyperglycémie.
Le diabète de type 2 est une maladie chronique, d’évolution lente, indolore dont les effets ne sont en général visibles qu’après de longues années.
Les premiers signes, très variables, peuvent être :
• somnolence,
• troubles de la vision,
• picotements et engourdissement des pieds et des mains,
• infections de la peau,
• lenteur de la cicatrisation (notamment au niveau des pieds),
• démangeaisons,
• soif,
• asthénie,
• amaigrissement (surtout de type 2).

Les deux formes de diabète
• Le diabète insulino-dépendant (DID) ou diabète de type I qui existe chez 10 % des diabétiques traduit une déficience de sécrétion d’insuline par le pancréas. Le plus souvent on le découvre au cours de l’enfance ou de l’adolescence.
Ce type de diabète se traite par des injections quotidiennes d’insuline.
• Le diabète non-insulino-dépendant (DNID) ou diabète de type II qui représente la majorité (90 %) des diabètes.
Il apparaît en général après 40 ans, chez des personnes souffrant souvent d’excès de poids. Il est dû à une diminution de la production d’insuline par le pancréas à laquelle s’ajoute souvent une mauvaise utilisation de celle-ci par l’organisme. Le régime alimentaire et une activité physique adaptée, éventuellement associés à des médicaments, traitent ce type de diabète.

Traiter le diabète et prévenir les complications
L’objectif est avant tout de régulariser la glycémie pour prévenir les complications. Afin de suivre le contrôle de la glycémie, des dosages sanguins du glucose seront effectués de façon régulière.
Dans certains cas, notamment lorsque le diabète est récent, un régime alimentaire pour perdre du poids et une activité physique régulière peuvent suffire à éviter l’hyperglycémie. Si cela ne suffit pas, le médecin aura alors recours en complément aux antidiabétiques par voie orale qui stimulent la production d’insuline ou facilitent son utilisation par l’organisme.
Si ces traitements ne sont pas suffisants après un certain temps, il sera possible d’utiliser des injections d’insuline.

Dans le cas du diabète insulino-dépendant, seul le traitement par l’insuline est efficace.
Les différents types de médicaments que votre médecin peut vous prescrire sont les suivants :
• Les biguanides qui favorisent le captage et l’utilisation du glucose par les cellules.
• Les sulfamides hypo-glycémiants qui stimulent la production d’insuline.
• Les inhibiteurs des alpha-glucosidases qui diminuent l’absorption intestinale des glucides.
• Les glinides qui entraînent un pic physiologique d’insuline après les repas.
• Les glitazones qui amplifient les effets périphériques de l’insuline et l’utilisation du glucose.
• L’insuline qui est utilisée uniquement en injection (généralement sous-cutanée).

Les traitements doivent être pris avec une grande régularité pour maintenir la glycémie à un taux normal.
Les traitements ne permettent pas de guérir le diabète mais de diminuer le risque de complications.
Ne prendre aucun médicament sans l’avis du médecin ou du pharmacien !
Voir les médicaments du diabète

Le diabète en chiffres
En France, 3 millions de personnes sont concernés par le diabète. Et pourtant le diabète, de par ses complications, est la troisième cause de décès dans les pays industrialisés.
Le vieillissement de la population, le surpoids (présent chez 53 % des hommes et 69 % des femmes diabétiques), le manque d’activité physique et les modifications des habitudes alimentaires au cours des dernières années sont les principales causes du diabète.
Le facteur héréditaire joue également un rôle important dans le déclenchement du diabète : un enfant ayant un parent diabétique le devient lui-même dans un cas sur trois. Avec deux parents diabétiques, le risque est de 50%.

Les risques du diabète (suite)
L’hyperglycémie pendant une période prolongée expose les diabétiques à de multiples et sérieuses complications en particulier au niveau des gros et petits vaisseaux sanguins, des reins, des nerfs et des yeux.
Le diabète favorise la formation de plaques d’athérome : ces amas graisseux contiennent du cholestérol qui peuvent grossir jusqu’à boucher les vaisseaux sanguins. Le risque de maladies cardiovasculaires augmente alors, l’obstruction de vaisseaux pouvant provoquer des accidents au niveau du cœur (infarctus du myocarde), du cerveau (accident vasculaire cérébral ou « attaque ») ou des membres (artérite des membres inférieurs).
Le diabète augmente également le risque d’hypertension artérielle.
Par ailleurs, l’obstruction des vaisseaux de l’œil peut provoquer une atteinte de la rétine (rétinopathie) pouvant aller jusqu’à la cécité. D’autres complications, rénales ou nerveuses peuvent également apparaître.

Diabète et hygiène de vie
• Une bonne hygiène alimentaire et une activité physique régulière (30 minutes, 3 fois par semaine) sont les piliers de la prévention.
• Supprimer le tabac qui augmente les risques de complications cardiovasculaires en cas de diabète.
• En cas de voyage, il est nécessaire de bien le préparer afin que le traitement ne soit pas interrompu.
• Adopter une hygiène corporelle attentive : soins des pieds, hygiène bucco-dentaire.
• Signaler à son médecin tout antécédent de diabète dans sa famille.
• Faire contrôler régulièrement sa glycémie à jeun à partir de 40 ans.
• La solution la plus efficace en terme de prévention reste un dépistage précoce permettant d’éviter les complications à long terme.

L’indispensable suivi de l’évolution du taux de glycémie

Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 21/01/2016

Pour avoir le meilleur suivi du taux de glycémie dans le temps et vérifier l’efficacité thérapeutique des traitements mis en place, il est essentiel d’avoir un indicateur fiable et rétrospectif qui permette de signaler tous les écarts sur une période de 3 mois.
L’indicateur le plus fiable à l’heure actuelle est le dosage de l’hémoglobine glyquée ou HbA1c.

L’HbA1c : qu’est-ce que c’est ?
L’hémoglobine donne sa couleur rouge au sang et permet aux globules rouges de transporter l’oxygène aux organes du corps.
Elle permet également, de par sa réaction physico-chimique avec le glucose du sang (glycosylation), de connaître l’évolution de la glycémie (taux de glucose dans le sang) au cours du temps.
L’Hb1c (hémoglobine glyquée) est la forme de l’hémoglobine la plus adaptée car elle enregistre pendant toute la vie des globules rouges les variations de la moyenne de glycémie.
L’hémoglobine HbA1c reflète donc au mieux le contrôle de la glycémie sur une période de 3 mois.

Importance de l’HbA1c
Le dosage de l’hémoglobine glyquée est donc essentiel :
• pour voir le suivi des mesures hygièno-diététiques conseillées au patients,
• pour suivre l’efficacité des traitements prescrits,
• pour juger le mieux des risques de complications de la maladie.

Hémoglobine glyquée : les chiffres à respecter
La valeur normale de l’HbA1c est comprise entre 3,5 % et 6 %.
L’idéal : ne pas dépasser le chiffre de 7 %. Plus la valeur augmente, plus le risque de complication du diabète augmente.
Quand votre taux dépasse 7 %, il convient de consulter votre médecin pour mettre en place les mesures adaptées (diététique, sport, adaptation des dosages de vos médicaments).

Hémoglobine glyquée : à retenir
• Pour les diabétiques, il est recommandé de doser le taux d’HbA1c tous les 3 mois.
• Une diminution de 1 % du taux de HbA1c, diminue de 20 % le risque de complications.
• Le taux diminue de 1 % environ pendant la grossesse.
• Si, malgré toutes les mesures prises, votre taux est encore supérieur à 7 %, votre médecin pourra être amené à vous traiter par l’insuline.